L'anxiété des 18-29 ans se confirme

Face à la montée du mal-être de la génération Z depuis le COVID-19, le blog Yogimag constate que l’anxiété des 18-29 ans se confirme. En effet, les jeunes adultes actuels ont subi de plein fouet la pandémie et les confinements. Désormais, ils sont confrontés à un avenir incertain, aux évènements climatiques à répétition, à une violence croissante, à une condition politique anxiogène et aux guerres. A l’heure où un de nos articles parlait d’éco-anxiété les concernant, aujourd’hui cette angoisse puissante ne se limite plus aux faits économiques ou écologiques. Ce sujet d’actualité devient inquiétant pour les autorités de santé, le gouvernement et leurs familles. Quelles sont les conséquences du mal-être des jeunes adultes ?

Les réactions révélatrices de la détresse psychologique des jeunes adultes s’accentue

La peur du lendemain

La génération Z s’inquiète du futur. Ayant été privés de liberté, voyant leurs parents perdre leur emploi, constatant une hausse de la violence, vivant de plein fouet une difficulté pour se loger, les 18-29 ans n’ont plus de visibilité sur leur avenir. Nés dans l’ère de la sauvegarde de la planète, ils prennent conscience de sa pollution et des désastres futurs si on n’y remédie pas. Ce phénomène peut devenir obsessionnel et atteindre également leur santé mentale surtout face à ces guerres polluantes où on est bien éloigné de l’écologie dont aucun média ne fait état.

Le refus de faire des enfants

Ce manque de confiance du lendemain a pour conséquence que les 18-29 ans ne souhaitent plus procréer. En effet, le refus de faire des enfants s’accroit au point que certaines jeunes femmes subissent une hystérectomie (ablation de l’utérus) et les jeunes hommes décident d’une vasectomie. La baisse de natalité inquiète à nouveau, l’avenir est sombre concernant ce point.

Le refuge dans un monde virtuel

Les jeunes adultes préfèrent jouer aux jeux vidéos, scroller sur les réseaux sociaux, fureter sur les plateformes en ligne ou passer la soirée devant une bonne série plutôt que d’avoir des rapports sexuels. Leur libido est en perte de vitesse. L’anxiété serait-elle un inhibiteur de sexualité ? Leur mal-être provoquerait-il une diminution de la production de dopamine ou d’ocytocine au point de ne plus éprouver de besoins charnels ? Cependant, une partie de cette tranche d’âge pratiquerait le « sex friend ». Ils ont des relations sexuelles avec un copain ou une copine sans engagement ni prise de tête.

L’évasion mentale

Les 18-29 ans ont appris à s’évader du monde réel en faisant de l’évasion mentale. Actuellement, le shifting est un concept d’autohypnose faisant fureur auprès de cette tranche d’âge. Nombreux évitent les psychotropes par ce moyen naturel. Néanmoins, il présente des dangers s’il devient addictif.

Se protéger des faits de société

Les jeunes adultes s’isolent et hésitent à sortir. Face à une recrudescence de la violence et des agressions, ils ont tendance à moins sortir et à se regrouper entre eux surtout passé 20 heures. Leur liberté est entachée par ce sentiment d’insécurité. Il met à mal leur vie de jeune adulte et amplifie leur anxiété.

Le manque de projection de leur vie

Contrariés face aux difficultés pour trouver un job malgré des études supérieures, les plus de 18 ans ont perdu confiance en l’avenir. Manquant de finances, réduits à faire 1 repas par jour, la violence croissante, l’inquiétude que provoque l’incertitude politique et économique ainsi que les guerres qui explosent les unes après les autres sont autant de facteurs qui les empêchent d’avoir une vision positive et durable de leur futur.

La prise de psychotropes en forte augmentation

Selon Doctissimo, plus de 30% des 15 à 29 ans, soit plus d’1 sur 4, déclarent avoir des problèmes de santé mentale. Ils présentent des troubles psychiques et/ou des troubles comportementaux (TOC, dépression, phobies, troubles anxieux, TDHA, troubles alimentaires, etc). L’inquiétude croissante concernant leur santé psychique s’annexe à un fort risque d’addiction (alcool, drogues,…). Selon une étude menée par Ipsos, 25% seraient atteints de dépression nerveuse et 14% se déclarent être en mauvaise santé psychique. Face à ce mal-être, les jeunes adultes ont recours aux psychotropes (antidépresseurs, anxiolytiques, tranquillisants, etc) pour désarmer leur détresse psychologique.

En conclusion, nombreux facteurs interfèrent le bien-être des jeunes générations à juste raison. L’anxiété des 18-29 ans se confirme, il est temps d’intervenir, de les rassurer et de les aider pour leur santé mentale.

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