
Gifles, fessées, martinet, coups de ceinture, insultes, la violence d’un parent est de la maltraitance infantile. Cette violence vécue dans les plus jeunes années a de lourds impacts à l’âge adulte. Découvrez les conséquences de la violence pendant l’enfance sur les enfants devenus adultes avec le blog Yogimag.
Qu’est-ce que la maltraitance pendant l’enfance ?
La violence pendant l’enfance désigne toute forme de maltraitance physique et psychologique entrainant des conséquences à tout âge.
Les mauvais traitements physiques sont les gifles, les fessées, les pincements, les coups de martinet ou de ceinture, secouer, battre, l’abus sexuel, la mutilation génitale, etc…
Les maltraitances psychologiques sont les insultes, faire peur, les humiliations psychiques, les menaces verbales, la discréditation sociale, atteindre l’image de l’enfant, terroriser, inférioriser, l’intimidation, des parents en conflits chroniques, etc…
Les violences liées à l’honneur sont d’empêcher de fréquenter un garçon ou une fille, de décider des tenues vestimentaires, d’interdire de sortir pour désociabiliser le jeune des autres, de dresser des petits robots qui obéissent au doigt et à l’oeil, de garder la fille à la maison, etc…
Ces maltraitances infantiles et adolescentes impactent la santé mentale et le bien-être de l’enfant et de l’enfant devenu adulte.
Profil du parent violent pendant l’enfance
Le parent violent veut prendre le contrôle de l’enfant et l’éduquer selon ses propres règles. Il veut des enfants parfaits. Il peut également avoir des attentes démesurées sur les plans de la scolarité, du sport, de la musique, de l’intellectuel… De fait, il veut des enfants modèles. La désobéissance lui est insupportable. En effet, ce parent dominant est faible et souvent dénoué de discernement et de tout équilibre psychologique. De plus, le manque d’expérience dans l’éducation ou une trop grande assurance en lui peut conduire un père ou une mère à la maltraitance. Il peut avoir le sentiment égocentrique d’être supérieur le menant à des convictions absurdes pour paraître parfait en société au travers de sa progéniture. Des études démontrent que la majorité des parents violents ont subi des épisodes traumatisants dans leur propre enfance. Ils ont du mal à surmonter les difficultés de la vie et sont incapables de maîtriser leurs émotions. Par ailleurs, les parents maltraitants ont recours à la violence pour atteindre leurs objectifs par leur inaptitude à la communication.
Dans le cadre de parents toxiques, le père ou la mère ne supporte pas de voir ses enfants prendre leur envol et veut les garder à lui. C’est un comportement pathologique. La parentalité négative est souvent liée à un déséquilibre psychique, à une trop grande attente des enfants et trop d’exigences. Elle se reconnaît à un comportement abusivement strict et rigide. Les parents autoritaires ont tendance à étouffer leurs enfants. Cette attitude absolutiste conduit les enfants à l’âge adulte à transgresser les règles, à devenir rebelle ou à la délinquance.
Les conséquences de la violence pendant l’enfance sur l’enfant adulte
Les enfants ayant subi des violences sont moins enclins à recevoir l’amour ou à en donner. Ils sont souvent dans l’opposition en ayant des attitudes de frustration. Le pouvoir violent exercé sur les enfants peut amener au mépris, à la haine, à une détresse émotionnelle, à un sentiment de culpabilité, à des pensées négatives voire suicidaires en sus de provoquer une instabilité des relations familiales. L’enfant à l’âge adulte peut prendre la décision de s’éloigner de sa famille voire de couper les ponts. Il a tendance à répéter son vécu envers sa propre descendance. Par ailleurs, il rencontre des échecs scolaires, il devient soumis ou se positionne en leader par revanche sur la vie.
Sur le plan psychologique, les enfants victimes de violence peuvent présenter des troubles post-traumatiques (TSPT), être anxieux, avoir des troubles comportementaux, être démunis de toute empathie à l’âge adulte. Freinés dans leur développement personnel, ils ont un manque de confiance en eux et ont peur de l’abandon. D’autres auront un besoin de tout contrôler pour ne plus souffrir ou de s’affirmer par besoin de reconnaissance.
Pour ceux ayant réussi à se sortir de leur passé douloureux, ils feront le choix de casser la répétition de cette éducation violente avec leurs propres enfants et leur feront confiance en étant dans la communication. Ils sauront accompagner leur descendance dans sa construction future.
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J’ai subi la violence. Mes parents sont dans le déni de leurs actes. Je ne peut rien y faire mais je suis marqué a vie