C'est quoi le syndrome Hikikomori ?

Le syndrome de Hikikomori est un état de repli sur soi dans le but d’un retrait social pour se protéger. Il concerne majoritairement les jeunes de 15 à 30 ans. Hikikomori est un mot japonais désignant une volonté de se retirer du monde en se mettant dans une forme d’auto-confinement. Ce syndrome ne relèverait pas de la santé mentale mais plutôt d’un besoin psychosocial et familial de se couper de la société. Les causes sont multiples. Découvrez les signes d’alerte ainsi que les traitements pour guérir de ce comportement autoprotecteur avec le blog Yogimag.

Explications : c’est quoi le syndrome de Hikikomori ?

Le syndrome de Hikikomori n’est pas reconnu comme une pathologie mentale ni comme un trouble psychiatrique. Ce repli sur soi extrême est volontaire dans l’objectif de se protéger de la société. La personne trouve son refuge dans une pièce dans laquelle il se sent en sûreté et en paix. « Hiki » signifie « tirer vers soi » et « Komori » signifie « s’enfermer ». Est considéré comme syndrome de Hikikomori, une personne cloîtrée chez elle depuis plus de 6 mois et résistant à toute sollicitation pour la faire sortir de cet enfermement.

Le psychiatre japonais, Tamaki Saito, fut le premier à faire part de ses constats en 1998. Dans les années 2000, le scénario prenant de l’ampleur au Japon, une liste de comportements a été élaborée : la « Hikikomori Behavior Checklist ». Ce fléau d’auto-confinement sera constaté dans d’autres pays comme en Espagne, aux USA, etc…).

Il est fondé de penser qu’en 2026, ce nouveau phénomène épidémique d’autoprotection touche une plus grande masse de population à l’échelle mondiale. Il atteint l’affect central. Par ailleurs, il serait lié à la pression inculquée, l’échec, la peur d’avoir honte face aux exigences de réussite imposées par la société. En revanche, à cette date, personne n’est en capacité d’en mesurer la gravité.

Liens avec d’autres troubles du développement neurologique

Suite à une étude exploratoire d’Agathe Lequinio sur les liens entre le syndrome de Hikikomori et le spectre de l’autisme (TSA), ces deux états ont de nombreux points convergents. En effet, 66% des participants en situation de Hikikomori présenteraient des traits autistiques caractéristiques notamment une aptitude à être introverti, des troubles sensoriels, des difficultés dans les interactions avec autrui, des intérêts limités et des difficultés conversationnelles.

Les profils des Hikikomoris

Les hikikomoris sont des personnes âgées de 15 à 35 ans. Ce phénomène touche 75% d’hommes contre 25% de femmes. Le profil des hikikomoris serait des populations HPI (haut potentiel intellectuel) selon le Docteur Gadeau, psychologue clinicien, psychothérapeute et enseignant-chercheur à l’UGA.

Les cas primaires ne présentent pas de troubles de la personnalité donc ne relèvent pas d’une maladie mentale. En revanche, les cas secondaires pourraient être liés à des troubles psychiatriques comme la schizophrénie ou le narcissisme dépressif. Pour les hikikomoris primaires, ils vivent et, paradoxalement, subissent leur réclusion. Leur but est de s’apaiser émotionnellement pour faire face à leur sentiment d’échec. En effet, ces jeunes adultes seraient victimes d’un ressenti de non-réussite, d’incompréhension ou prendraient soudainement conscience que leur idéal n’existe pas.

Les signes d’alerte du syndrome de Hikikomori

Les hikikomoris ont un mode de vie caractérisque :

  • ils n’ont aucun rythme biologique,
  • ils vivent dans la pénombre,
  • ils ont tendance à se laisser-aller,
  • ils rompent tout lien social,
  • ils abandonnent leur emploi ou leurs études,
  • ils se réfugient dans les jeux vidéos, sur le net,
  • ils n’ont plus aucun désir,
  • ils n’ont plus aucune projection d’avenir

Quels traitements pour prendre en charge les personnes atteintes du syndrome de Hikikomori ?

La problématique des hikikomoris primaires est qu’ils refusent toute aide en persistant dans leur autoprotection psychique. Il se pourrait que cet état d’auto-confinement mental serait une nouvelle forme du passage de l’âge adolescent à l’âge adulte des années 2000.

Concernant les hikikomoris secondaires, une prise en charge thérapeutique agrémentée de soins psychologiques est la meilleure solution pour calmer leurs troubles et endiguer cet état de réclusion physique et cérébrale.

Dans les deux cas de figure, il est important de valoriser chaque action entreprise, féliciter chaque petite réussite, pousser la personne à prendre des décisions, créer une atmosphère rassurante, instaurer une routine de vie et de sociabilisation avec le cercle proche. Enfin, il faut impérativement éviter les comportements négatifs stigmatisés pour amener l’individu à prendre confiance en lui et augmenter son potentiel en terme de développement personnel.

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sources : L.Gadeau, A. Lequinio